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    "Missuphile" ou "libellocénophile".... Ce sont les collectionneurs de menus ou de repas de festivités.

Ne souriez pas, surtout, car ce sont tous, quelque part, des historiens qui permettent de protéger et de préserver un art de vivre oublié, ou encore un art de bien vivre autrefois (au moins en certaines occasions festives).

N'oublions pas non plus, que tous ces menus concernaient, le plus souvent, la classe aisée (aristocrates et grands bourgeois).

N'oublions pas davantage que peu de temps avant l'impression de ces menus, la France avait encore connu ses dernières disettes (1817, en Lorraine, 1847, en France).

Cependant, depuis le XVIème siècle, au moins, les fêtes de famille ou religieuses étaient célébrées par des "ripailles" qui concernaient toutes les couches de la société.

Les menus qui suivent sont classés par ordre chronologique et sont présentés (sauf le premier), grâce à la collaboration de M. Yves Françoise, "missuphile" ou "libellocénophile" reconnu.  
  

 


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 dans le premier avion-restaurant : 1926


En 1926 la direction de Paris de la Compagnie internationale des Wagons-Lit fait passer, dans ses différents services et plus particulièrement à l'intention des "roulants", la circulaire suivante :


"Les candidats éventuels à l'emploi de serveur sur l'avion Paris-Londres sont priés d'adresser immédiatement leur demande à leur inspection ou Sections respectives."


Cette circulaire est, en quelque sorte, l'acte de naissance de la restauration aérienne. Huit jours plus tard, on enregistrait quatre-vingts inscriptions. Chiffre important si l'on considère qu'à l'époque un voyage en avion représentait encore -surtout pour un civil- une aventure. La sélection fut extrêmement sévère. La compagnie "Air Union" avait exigé que les sélectionnés soient, de préférence, des célibataires et, en plus, "des sujets jeunes et de corpulence moyenne".

Dans un premier temps, quatre serveurs seulement furent retenus.

La première liaison régulière Paris-Londres eut lieu le 30 juillet suivant.


Au menu :

- langouste "à la parisienne"

- "poularde de Bresse financière"

- légumes variés

- glace plombière

- corbeille de fruits.


En1928 fut inauguré un service d'avion-bar fonctionnant en alternance avec les deux avions-restaurants.


NDLR : Il fallait retenir un dessert renommé et sans doute léger, qui s'accorde avec la langouste "à la parisienne" et la "poularde de Bresse financière" : une glace Plombières aérienne...

De nos jours, les plateaux-repas des jets n'offrent plus guère de langouste, de poularde, ni de glace Plombières. Dommage !

31 mai 1885

Lire : <<Plombière aux fruits et kirsch>>

22 septembre 1885

Lire : <<Charlotte Plombière>>


26 octobre 1885
Lire : <<Plombière au Marasquin>>


16 janvier 1888
Lire : <<Glace Plombières >>


04 juin1889
Lire : << Plombiére à la Souveraine >>


19 novembre 1890
Lire : <<Plombière aux Fruits >>


23 avril 1898
Lire : <<Plombières à la Tsarine >>


13 novembre 1904
Lire : <<Charlotte Plombière >>


03 août 1909
Lire : <<GLACE PLOMBIÈRE >>

(repas de voisins, la photo représente la propriété de l'invitant)

La Rivière Région de Rennes

19 octobre 1913
Lire : << PLOMBIÈRE GLACÉS >>


07 juin 1932
Lire : << Bombe Plombières >>


30 novembre 1950
Lire : << BOMBE PLOMBIÈRES >>


année 60
Lire : << glace plombière.....220 >>


10 décembre 1997

Glace plombière à l’Élysée‏

Lire : <<Glace plombière >>








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